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Pierre Jarlier contre la suppression du cumul de l'aide au logement étudiant et de la demi-part fiscale pour enfant à charge
En juillet dernier, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat François BAROIN annonçait la suppression de la possibilité de cumul de l'aide personnalisée au logement étudiant et de la demi-part fiscale pour enfant à charge de leur famille. Une annonce qui a suscité de nombreuses inquiétudes.
Pierre Jarlier est intervenu auprès du ministre pour qu'il revienne sur ce projet. En effet, l'aide personnalisée au logement est le seul soutien financier de l'Etat que peuvent percevoir les étudiants non boursiers et le seul dispositif social calculé selon la situation propre de l'étudiant. L'APL ne permet cependant pas à ces derniers d'assumer les autres dépenses nécessaires pour vivre et étudier. Un soutien financier complémentaire des familles est donc souvent indispensable, rendu possible notamment grâce à l'abattement fiscal, à hauteur d'une demi-part, dont bénéficient les parents ayant un enfant de moins de 25 ans à charge.
Pour Pierre Jarlier, « au vu de l'évolution du coût de la vie et des difficultés rencontrées par les étudiants pour financer leur logement et leur formation, difficultés qui les obligent souvent à trouver un travail rémunéré en dehors de leur temps d'étude, cette annonce semble inopportune et injustifiée ».
Dans un communiqué en date du 27 août, l'Elysée a annoncé, à l'issue d'une réunion d'arbitrage avec la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, que le président de la République revenait sur le projet de supprimer le cumul de l'APL et d'une demi-part fiscale pour les familles d'étudiants. Cette décision fait suite aux préoccupations largement exprimées par les parlementaires, les représentants des partenaires sociaux et les représentants des organisations d'étudiants.
Au total, 650.000 étudiants bénéficient de ce dispositif, pour un montant moyen de 200 euros par mois. 80 % d'entre eux sont aussi rattachés au foyer fiscal de leurs parents, ce qui permet à ces derniers de déduire une demi-part fiscale supplémentaire. Selon les simulations faites par le sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, Christian Demuynck, très opposé au non-cumul, la mesure aurait particulièrement pénalisé les classes moyennes.