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Pesticides : Pierre Jarlier aux côtés des apiculteurs de France

06/06/2014

Pesticides : Pierre Jarlier aux côtés des apiculteurs de France

Le 5 juin 2014, au terme d'un colloque pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs, organisé au Sénat en partenariat avec l'Union Nationale de l'Apiculture Française, une résolution invitant le gouvernement français à agir auprès de l'Union européenne pour une interdiction de toutes les utilisations de substances néonicotinoïdes, tant que les risques graves pour la santé humaine, animale et l'environnement ne seront pas écartés, a été présentée.

En tant que membre actif du Comité de soutien des élus pour l'abeille et après avoir déposé plusieurs questions écrites sur ce thème, Pierre Jarlier a signé cette résolution.

En effet, si la Commission européenne a restreint l'utilisation de 3 substances actives de la famille des néonicotinoïdes (la clothianidine, le thiaméthoxam et l'imidaclopride), il apparait que cette interdiction doit être étendue pour protéger de manière satisfaisante les abeilles, l'environnement et la santé humaine :

  • ces 3 molécules, ainsi que 2 autres néonicotinoïdes, restent utilisées en France et en Europe sur de très larges surfaces (blé, maïs, fruitiers, colza, etc.)
  • de plus en plus d'études scientifiques attestent de leurs impacts sur les pollinisateurs
  • les colonies d'abeilles fournissent grâce à la pollinisation un service primordial pour la sécurité alimentaire et les rendements de l'agriculture
  • les impacts de ces molécules ne se limitent pas aux pollinisateurs mais concernent un ensemble de composantes de notre environnement
  • l'Agence Européenne de Sécurité des Aliments estime que ces molécules peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain
  • plusieurs rapports et publications font valoir que l'utilisation de ces molécules n'a pas permis une augmentation significative des rendements pour les agriculteurs.

Déjà, le parlement néerlandais a adopté cette résolution en mars 2014, du fait des impacts potentiels sur les pollinisateurs et la santé humaine. Cette position doit être étendue à l'échelle européenne, selon Pierre Jarlier, qui alerte : « la très forte augmentation de la mortalité des abeilles est une menace pour la biodiversité. L'utilisation de pesticides est l'une des premières causes identifiées de leur surmortalité. Il y a 15 ans, la mortalité était de 5% du cheptel par an contre 30% aujourd'hui.

C'est aussi un enjeu de santé publique. Tant que les risques graves pour la santé humaine ne seront pas écartés, ces substances doivent être prohibées. 

 
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